lundi 14 janvier 2008

je suis droguée

Pourquoi dans la vie je suis aussi obsédée? Je suis envoûtée. Un mauvais sort, un cauchemar. Ça avait bien commencé. Un coup de foudre, une passion folle. Ça c'était bien continué Un chemin de vie, une grande complicité. Tout ça, c'est la drogue. On est béa, tellement bien, tout est parfait. La vie est rose, les oiseaux chantent, les écureuils gambadent! Mais quand on sent le manque c'est l'horreur. On peut faire tout pour se procurer cette drogue. Faire la vaisselle, piller sur son mal, faire comme si de rien était. Tout pour pouvoir avoir un peu de ce bonheur. Pour être dans ses bras, pour danser, pour aller en promenade. Au début c'est facile, parce qu'effectivement la réaction viens vite, on plane facilement. Ensuite ce que l'on n'a n'est plus assez. Est-ce la drogue qui se fait plus rare avec les années de couple ou est-ce seulement parce que j'en voulais plus, trop? Le manque ronge. Ça fait mal. Tellement mal. Le désespoir. Une soirée seule me fait paniquer. Une réponse rapide me fait douter. C'est de sa faute, j'aime pas partager ma drogue. Et lui, il aime être partagé. Il aime être aimé de tous et est trop gentil avec tout le monde. Il est tellement charmeur... Où est-ce seulement moi qui paranoïe ? Je ne sais plus ce qui est vrai ou faux. La drogue rend confus. Qu'est-ce qui est réel?

Pire que la drogue ici: il décide de partir... Au moins la drogue ne ferait jamais ça elle! elle reste jusqu'à temps qu'on décide de la quitter au moins! Quand c'est la drogue qui quitte, on fait comme si de rien était. On n'en avait pas vraiment besoin non? Comme la cigarette, on compense comme on peut. On voit des amis, on fait la fête, on se plonge dans le travail. Ça passe pour quelques heures. On y pense toujours un peu.... À chaque fois où on frappe un moment où l'on aurait fumé, on y pense. C'est pareille. Partout semble une occasion de consommer l'amour. Pour me sauver, j'ai même changé de continent! Mais partout les occasions de consommer reviennent, se multiplient. Et un jour, j'ai même essayé de consommer autre chose... Mais non, c'est pas celle là qu'on veut, ça sert à rien. Il n'y en avait qu'un qui pouvait me faire du bien, et il était resté de l'autre côté de l'océan.

Et là, je suis là, de retour ici, dans ma maison qui renferme encore plus de souvenirs. Il était tellement parfait. J'étais tellement bien. Ce qu'il me disait, comment il me prenait, les clins d'oeil qu'il me faisait. Je suis toujours aussi accro. 7 mois plus tard, il est toujours dans mes premières pensées le matin et dans mes dernières pensées le soir. C'est long.

Je l'aime.

Mais comme les alcooliques, je crois que ne devrais plus jamais en consommer.

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